ICI LA JUNGLE (Ou presque...)

Ce blog concerne le voyage en Bolivie et au Pérou que j'ai effectué de mars 2006 à décembre 2008. Vous y trouverez des récits, des commentaires et des photos, qui je l'espère vous aideront à (re)découvrir ce fantastique continent.

Nom :
Lieu : Aquitaine, 64, France

28 décembre 2007

28/12 - FIN DU VOYAGE !






Mes chers lecteurs, bonjour, et bonnes fêtes.

Je ne suis pas disparu, je n'ai pas eu de problème de santé majeur, tout va bien. J'ai pris la liberté de vous laisser dans le doute et le suspense le plus total... car je n'avais plus envie de raconter "ma vie". C'était intéressant au début pour moi car je découvrais un continent à travers vous, en essayant de transmettre les merveilleuses sensations de mon voyage, mais au fil du temps je me suis tellement bien adapté à la vie andine que je n'avais plus envie de vous raconter mon quotidien.

Je suis rentré en France début décembre, pour les fêtes de fin d'année, il était temps de
mettre fin à ce bout de vie pour engranger définitivement les expériences vécues là-bas.
Que s'est-il passé durant tout ce temps? J'ai vécu à Huanchaco, Pérou, administrant un petit hôtel-restau en face de la plage: le "Sol y Luna". Quelques chambres, quelques touristes de passage, beaucoup de calme et de fruits...
J'ai même donné des cours de français à la bibliothèque municipale. Je considère avoir une
deuxième famille là-bas, Margot a été une mère pour moi.












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Je suis allé revoir mes amis à San Roque de Cumbaza, qui vivent toujours aussi heureux dans cette forêt magique, dont sont tirées les photos (merci Marion, peu sont de moi). Mes expériences avec les plantes médicinales ont toujours fait partie de mon voyage, quelque soit le lieu, et je dois dire qu'elles ont grandement aidé à ce que je me rende compte qu'il fallait que je rentre. Je vous remercie, Wachuma, Ayahuasca, pour ces enseignements.

Les nombreuses personnes qui ont passé des jours dans la maison Hunab Ku sont reparties la tête pleine de nouvelles idées et visions sur leur vie, tant l'ambiance paisible
et amicale de ses habitants déteint sur nos esprits souvent occupés à gérer un train de vie
effréné. Ce lieu est un havre de paix où la nature "vivante" ne cesse de rappeler que nous ne
sommes que l'un de ses membres, je ne saurais conseiller à tous ceux qui ont soif de verdure
d'aller y plonger leur sens.
L'avenir de ce village est déjà assuré par la richesse de ses alentours, pleins d'animaux, d'oiseaux, de cataractes et de vergers paradisiaques. Ici la pauvreté n'a pas ce sens péjoratif que l'on a tendance à croire: certes, les habitants n'ont pas les
ressources financières pour voyager, s'acheter une voiture, se payer une opération médicale,
mais peu leur importe. Ils mangent à leur faim, aiment leur nature, jouent et rient toute la
journée.
Il va sans dire que cela m'a convenu parfaitement. Mais n'y voyez pas là un simple refus d'une
vie à "responsabilités". Notre idéologie de vie, basée essentiellement sur l'amour inconditionnel, nous rend aussi responsables de nos actes que n'importe qui d'autre, puisque nous agissons pour la planète, et bien sûr les hommes et femmes qui y vivent. Il faut bien partir de quelque chose, non?
Les projets en cours:
- développement éco-ethno-touristique de la vallée du Cumbaza, en partenariat avec les mairies et conseils communautaires des villages: planification de reboisements, organisation d'échanges d'enseignements en agriculture, permaculture, stratégies environnementales, commerce équitable,
- mise en place d'un pôle du réseau "Ania", appelé Tierra de Niños, où les enfants du villages sont responsables d'un jardin botanique (projet déjà international)
- recensement des oiseaux et de la faune en général du Valle Cumbaza
- création d'infrastructures d'accueil en forêt, intégrées, responsables, et valorisantes du milieu, à but éducatif, récréationnel, et spirituel.

Evidemment, je fais de la pub, puisque ce sont mes amis: allez-y. Oubliez l'agence de voyage, ces gens-là vous l'organisera beaucoup mieux, puisqu'ils connaissent le Pérou. Envoyez-leur vos questions par l'intermédiaire de leur (vieux) site: www.casahunabkuperu.com














































A bientôt pour le prochain blog de voyage.


Nicolas




17 avril 2007

17/04 - Retour en Bolivie

Après quelques 40 heures de bus me revoilà à La Paz la belle. Cette fois-ci pas de déviation imprévue, je rentre au village de Tuichi pour y récupérer mes affaires. Fini la Bolivie pour cette année, je pars au Pérou pour y vivre quelques mois, comme "partenaire d'affaires" (socio) d'un petit hôtel-restaurant en bord de plage, à Huanchaco. Au programme, travaux de rénovation et menus européens! Je vous en dirai plus lorsque j'y reviendrai, avec quelques photos à l'appui.
En attendant je vous propose une toute petite vidéo que mon ami Denis a laissé sur le web: http://www.youtube.com/watch?v=FTFTPzRXsf0 : c'est la piscine de Tuichi!

Bonne présidentielle... ha ha

23 mars 2007

23/03 - Plage du Pacifique

Il y a deux semaines que je suis arrivé à Huanchaco, petite station balnéaire du Pérou. Je passe des journées entières à m'entretenir avec deux amis canadiens, à petits renforts de café-clope-bridge. Les vagues ressemblent à celles de la côte Basque, je me sens à la maison. Les vendeurs de fruits et de pains parcourent les ruelles régulièrement, les petits restaurants préparent des fruits de mers avec l'aisance de générations de pêcheurs.

L'ancienne civilisation pré-colombienne de la région fabriquait (et c'est encore d'actualité) des "caballitos de Totora", afin de pêcher dans la baie. Les pêcheurs utilisaient les vagues pour retourner sur la plage, ce qui fait d'eux les premiers surfers de la planète, et non pas les Hawaïens... bien que ceux-ci surfaient uniquement pour le plaisir!

Cette civilisation dite de Chan-Chan a laissé ici les ruines de la plus grande et de la plus vieille cité antique, que je visiterai d'ici peu. Bien qu'il y ait peu de trésors archéologiques, les restes de murs de terre et de sable s'étendent sur des kilomètres, à plus de 6 mètres de hauteur pour certains.

Il ne pleut toujours pas, je suis bronzé comme en fin du mois d'août, la chevelure s'éclaircit... Un petit cocktail ?

08 mars 2007

08/03 - Le Pérou c'est chouette

Oh que oui c'est chouette! Lá je suis á la plage, sur le Pacifique bien sur, histoire de me reconnecter un peu avec les tubes. Trop longtemps que j'ai pas senti cette sensation...
Les choses ont -encore- changé en ce qui concerne mes objectifs. Je reste plus en Bolivie, je vais au Pérou. Je vais habiter prés de Tarapoto, dans le nord, prés de la jungle, dans une baraque un peu spéciale: elle a été concue comme un centre énergétique, et est dotée d'un terrain de jeux de 10 hectares de forêt primitive. Les trois jeunes -qui l'occupent déja depuis un an- et moi, avec l'appui de la propriétaire Annick, allons créer un éco-village disons pour le moins le construire et aménager des infrastructures intégrées á la forêt. Dans ce centre on peut toucher á toutes sortes de disciplines, naturelles, énergétiques, ésotériques, vous en jugerez par vous-même sur le site internet www.casahunabkuperu.com .

Je continue d'accumuler des connaissances sur le monde du chamanisme péruvien, mais plus précisément sur le monde "non-matériel", ou "invisible". C'est, ou ce sont comme d'autres dimensions présentes à tout instant et en tout lieu, qui viennent se superposer à "notre" présent, celui de nos cinq sens. On ne peut y accéder qu'avec difficultés car il s'agit d'une part de purifier son corps par une alimentation stricte (dans le "pire" des cas: diète sans sels, sucres, piments, viandes, graisses, poissons, alcools, certains légumes, sexe, etc...), et d'autre part d'arriver à un certain niveau de discipline mentale doublée d'un total lâcher-prise en totale confiance envers l'inconnu auquel l'on veut se donner. Car cet inconnu existe depuis bien avant l'apparition de l'homme, les minéraux, plantes et animaux, eux, s'en rappellent encore (d'oú le lien par exemple avec les théories énergétiques des cristaux). L'Homme, en tant que petit dernier de la Création, aurait ainsi oublié tout ces concepts fondamentaux, et la reconquête, mieux, la résurgence de ses mémoires ancestrales est nécessaire à la poursuite de son évolution. Notre code génétique ADN contient ces informations, qui nous sont héritées depuis le début à chaque fois que l'on engendre. Dans ce mic-mac, la mort n'est qu'une étape, une nouvelle naissance de l'Être en tant qu'esprit pur, une sorte d'âme libérée des contingences matérielles, ou pas, si vous croyez en la réincarnation... De là toutes les religions on leur part de vérité quand elles en appellent au Paradis, Nirvana ou Univers-Mère.

Revenons à l'Energie. Vous avez tous entendu parler des ces grands maîtres en art martiaux qui peuvent déplacer des objets, léviter, projeter leur image à n'importe quel endroit, etc. Tout n'est que manifestation d'une certaines maîtrise non pas de leur énergie, mais des énergies qui les entourent. L'énergie est partout, dans un bout de métal comme dans une planche de bois comme dans un globule rouge: au niveau nanoscopique, toute molécule, tout élément, est fait d'interactions entre des électrons. Pas UNE seule fois il y aura contact entre ces particules, elles se repoussent avant de se toucher, avec un "vide" entre les deux. Ce qui veut dire que lorsque vous touchez votre clavier c'est un coussin de "vide" qu'il y a entre vos doigts et les touches, et c'est la même chose pour une balle qui rebondit, une pierre qui fait un trou dans le sable. Tout n'est que vide, rempli de particules qui s'attirent et se repoussent, et en physique, et en chimie, on calcule ces quantités d'énergie échangées, perdues, gagnées, etc.
Ce qui veut dire qu'à l'infiniment petit (un peu avant, bien sûr), nous sommes faits de la même tambouille de processus énergétiques qu'une pierre, que l'eau, que le vent, que la gravitation terrestre... Pourquoi ne pas y voir une relation directe?
J'en viens à nos cinq sens. Ce sont des capteurs, qui ont tous un champ d'action limité: on ne peut voir les infrarouges, on ne peut entendre les infrasons, notre nez ne détecte une odeur qu'au dessus d'un certain seuil, etc. Mais comment celà est-il traduit à notre cerveau? Par des informations électriques. Les synapses et neurones ne se touchent jamais, ce sont des arcs électriques qui produisent l'information. Quid des rêves? Le cerveau "voit", "sent", "touche", exactement de la même manière que dans le "réel". Sauf que le cerveau peut produire -ou recevoir- des informations extérieures à l'environnement matériel du sujet, au-delà de ses capteurs auxiliaires de vision, d'audition, etc. Une partie des ces informations vient probablement de ce monde "non-matériel", et pour les traiter de la meilleure manière possible il faut réduire, voire éliminer, les intéractions parasitaires à ce "sentir", j'ai nommé les aliments, les sentiments -stress, amour, mélancolie- ne sont que des évènements qui viennent interagir avec le corps en lui privant d'une partie de son énergie (sécrétion des liquides digestifs, libération d'endorphines, hyperactivation de la rate, etc.).
Il y a un lien direct avec les différents prophètes de toutes religions qui ont tous accédé à leur illumination: tous ont jeûné, Jésus, Siddharta, Mahomet, le type qui a découvert le Reiki, les chamanes de toutes sortes, les saints, et j'en oublie sûrement plein!
Et qu'ont-ils tous découvert? La connexion avec le Divin...

Réagissez à ce que je vous dit, faites-moi part de vos débats, nous avancerons dans la réflexion ensemble... C'est en discutant que je mets mes pensées dans l'ordre ^_^

"Religieusement", Nico.

06 janvier 2007

06/01 - Un peu d'air

Je ne perdrai pas de temps a vous souhaiter la bonne année en long, large et en travers. Suivez juste votre intuition et la voie "du coeur", celle qui vous fait apprécier chaque moment.

Je suis au Pérou! Retour a Cuzco, ville incaïque par excellence. J'ai fait le voyage avec un couple de francais qui m'emmenent dans un village au nord du pays, non loin de la frontiere équatorienne. Je compte y passer un mois ou deux, dans une paisible foret d'altitude oú les marchés regorgent de fruits inconnus de l'Hexagone... et oú les traditions chamaniques sont restées plus ou moins intactes. Loin des séances d'ingestion de plantes hallucinogenes pour touristes en quete de festivité, je participerai á plusieurs cérémonies différentes accompagné d'usagers maitrisant un certain Savoir, et l'utilisant á des fins moins lucratives que la plupart des "chamans" de la région amazonienne. Peut-etre certaines de ces plantes m'aideront á trouver un chemin dans le labyrinthe de questions qui me taraudent depuis un petit moment...

Bonne année, et bon anniversaire Maman!

07 décembre 2006

07/12 - Travaux manuels

Bonjour à tous, encore merci pour votre présence... ca n'en finit plus mon blog!

Je fait une pause après un mois passé à Tuichi, où j'y reviendrai pour Noël et le jour de l'an.
Rien d'extravagant`dans ce que je vais vous raconter, puisque je n'ai pas effectué cette descente en rafting jusqu'à la jungle amazonienne... problème de bateau, et maintenant d'eau! Le fleuve est régulièrement haut à cause des pluies qui tombent de plus en plus fréquemment sur la région. L'été sous les tropiques... Il faut traverser le fleuve 100 mètres en amont, avec quelques mètres sans avoir pied pour arriver en face. Peu de 4x4 peuvent accéder au village tellement le chemin est boueux, et bien sûr, cela va s'empirant jusqu'à février.
Je me suis concentré ces dernières semaines sur mon jardin (celui de Bruno), qui nécessitait un gros, gros coup de désherbage: presque une semaine de travail, et ce n'est pas terminé. Heureusement que les ananas murissent les uns après les autres, je ne crois pas en avoir mangé d'aussi bons depuis que je suis arrivé... ceux qui ne sont pas mûrs quant à eux vous écorchent la bouche par leur acidité, maintenant je sais quand ils sont mangeables ou pas (c'est assez dur à reconnaître). Sinon il y a aussi les papayes -merci Bruno d'avoir planté des "salvieti", 2 kilos le fruit- dont l'addiction est tout aussi sévère, avec la certitude de la manger mûre à chaque fois! Quel bonheur de travailler la terre et d'en manger ses produits "à la pause". Yotam, un israélien comme jamais j'en ai rencontré, a passé une semaine avec moi et m'a enseigné la culture des bananiers, qui fleurissent au fond du jardin: nettoyage, optimisation de l'espace, replantage... on va en cueillir des kilos!
Côté animaux, j'ai récupéré 9 poules et un coq, qui ne me donnent que 2 à 3 oeufs par jour... 'vais les bouffer, moi, les faignantes! En plus elles bouffent du maïs à tire-larigot, et ne couvent pas... A la casserole!

25 octobre 2006

25/10 - Apolo

Je suis de retour sur Apolo, la petite ville-frontière à l'entrée du Parc. Demain je pars pour Tuichi avec deux autres "nouveaux" francais, Stéphanie et Olivier. J'y resterai 2 mois et demi, peut-être reviendrai-je sur Apolo entre temps pour donner des nouvelles...

Portez-vous bien.